Témoignage d'Olivier Lafourcade 
La belle cérémonie très recueillie du 31 décembre 2009, à l’église Saint François Xavier à Paris, ne se prêtait pas à des témoignages personnels de membres de l’assistance. C’était une cérémonie très familiale, en présence de proches de Bernard et de sa famille. Plusieurs membres de l’Association 1818 étaient présents.
L’occasion m’eut-elle été offerte, ou se présenterait-elle à la messe de mardi prochain à Saint François Xavier à laquelle je ne pourrai malheureusement pas assister, voilà ce que j’aurais souhaité dire, en guise de témoignage au nom de l’Association et en mon nom propre.
Je viens témoigner aujourd’hui au nom de tous les amis, camarades et collègues qui ont eu le privilège de connaître et de travailler avec Bernard au cours de sa carrière à la Banque mondiale, et qui ne peuvent être ici avec nous. Carrière longue et prestigieuse. Il fut en effet un Vice Président de grand renom dans notre institution, tant à la direction des Projets Spéciaux qu’au poste de Vice Président des Ressources Humaines et de l’Administration sous la présidence de Robert McNamara dont il fut l’un des plus proches collaborateurs.
Je tiens aussi à témoigner au nom de tous ses amis et collègues, membres de l’Association 1818 France des anciens de la Banque mondiale et qui eux aussi ne peuvent pas être avec nous aujourd’hui. Bernard fut le Président-Fondateur de cette Association créée il y a 20 ans, et qu’il honorait toujours de sa présence affectueuse et dynamique jusqu’à très récemment.
Je tiens enfin à témoigner en mon nom propre, n’ayant jamais oublié le rôle essentiel de Bernard dans l’éveil de ma propre carrière dans le domaine du développement. Lui qui, avec son épouse Françoise, nous honoraient Isabelle et moi de leur amitié affectueuse et indéfectible depuis si longtemps.
Nous l’admirions et nous l’aimions beaucoup, pour sa gentillesse infinie, pour sa fidélité, pour ses conseils avisés toujours empreints de tolérance, d’érudition, de bon sens, et d’humour.
Il nous manque déjà. Une page se tourne. Nous lui sommes reconnaissants de tout ce qu’il nous a donné. Nous lui disons merci, au revoir, et bon voyage.
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