Liste des Témoignages sur B. Chadenet

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BANETH Jean Bernard Chadenet était un de ces êtres exceptionnels que la Banque Mondiale a su attirer de temps en temps. Technicien dont les compétences universellement reconnues englobaient de vastes domaines, il était aussi doté d’une très profonde culture générale et de qualités humaines généreuses et chaleureuses. Il a laissé un grand vide quand il nous a quittés à Washington en prenant sa retraite de la Banque. De nouveau il nous a quittés, cette fois-ci pour de bon, et de nouveau il laisse un grand vide. Jean Baneth
COYAUD Daniel Venu à la Banque en juillet 1974, Bernard Chadenet, c’était pour moi le nom que je trouvais en en-tête de tous les memoranda issus par la Vice-Présidence en charge des projetsqui expliquaient au nouveau venu les directives de la Banque. Un an après, j’ai eu la surprise d’être invité avec mon épouse, comme tous les Français de la Banque, dans la demeure personnelle de Bernard et Françoise Chadenet, à l'occasion du 14 juillet ou de l'assemblée générale de la Banque. J’ai trouvé cela vraiment très chic et généreux d'inviter du personnel si nombreux et de niveau hiérarchique tellement au-dessous du sien. Plus tard, j’ai réalisé que ce comportement était exceptionnel à la Banque. Enfin, une fois à la retraite, j’ai pu côtoyer de près l’homme au cours de manifestations de la Société 1818 France. J’ai pu alors observer combien Bernard Chadenet était modeste, intelligent, plein de bon sens et amical. Daniel Coyaud
Olivier Lafourcade La belle cérémonie très recueillie du 31 décembre 2009, à l’église Saint François Xavier à Paris, ne se prêtait pas à des témoignages personnels de membres de l’assistance. C’était une cérémonie très familiale, en présence de proches de Bernard et de sa famille. Plusieurs membres de l’Association 1818 étaient présents. L’occasion m’eut-elle été offerte, ou se présenterait-elle à la messe de mardi prochain à Saint François Xavier à laquelle je ne pourrai malheureusement pas assister, voilà ce que j’aurais souhaité dire, en guise de témoignage au nom de l’Association et en mon nom propre. Je viens témoigner aujourd’hui au nom de tous les amis, camarades et collègues qui ont eu le privilège de connaître et de travailler avec Bernard au cours de sa carrière à la Banque mondiale, et qui ne peuvent être ici avec nous. Carrière longue et prestigieuse. Il fut en effet un Vice Président de grand renom dans notre institution, tant à la direction des Projets Spéciaux qu’au poste de Vice Président des Ressources Humaines et de l’Administration sous la présidence de Robert McNamara dont il fut l’un des plus proches collaborateurs. Je tiens aussi à témoigner au nom de tous ses amis et collègues, membres de l’Association 1818 France des anciens de la Banque mondiale et qui eux aussi ne peuvent pas être avec nous aujourd’hui. Bernard fut le Président-Fondateur de cette Association créée il y a 20 ans, et qu’il honorait toujours de sa présence affectueuse et dynamique jusqu’à très récemment. Je tiens enfin à témoigner en mon nom propre, n’ayant jamais oublié le rôle essentiel de Bernard dans l’éveil de ma propre carrière dans le domaine du développement. Lui qui, avec son épouse Françoise, nous honoraient Isabelle et moi de leur amitié affectueuse et indéfectible depuis si longtemps. Nous l’admirions et nous l’aimions beaucoup, pour sa gentillesse infinie, pour sa fidélité, pour ses conseils avisés toujours empreints de tolérance, d’érudition, de bon sens, et d’humour. Il nous manque déjà. Une page se tourne. Nous lui sommes reconnaissants de tout ce qu’il nous a donné. Nous lui disons merci, au revoir, et bon voyage.
SCHUL Jean-Jacques J’ai eu l’honneur de passer une bonne heure avec Bernard lors de mon départ de la Banque Mondiale en décembre 1977. Bernard, Directeur du Personnel avait en effet l’élégance d’inviter tout agent de la Banque Mondiale qui quittait l’institution pour une conversation dans son bureau « au coin du feu » aussi appelée « confession ». C’était l’expression de son approche profondément humaine de ses responsabilités et franchement c’est sans doute un des moments les plus positifs que je retiens de mon passage à la Banque. Pourtant, je me rappelle l’avoir profondément choqué en lui déclarant que comme agent de l’unité d’évaluation ex-post, j’avais constaté que de nombreux taux interne de rentabilité était « fudged » . Il n’a pas voulu me croire, car il était un homme foncièrement honnête et entièrement dévoué à la Banque. Il m’a demandé d’écrire une note à ce sujet, ce que j’ai fait mais je n’ai pas connaissance qu’elle eut quelque effet. Il faudra d’ailleurs attendre le rapport de Wapenhans en 1992 pour que le management de la Banque prenne conscience de la surestimation systématique de ces taux, alors que Willy était lui-même un des principaux coupables avec notamment le fameux projet arachidier du Sénégal, le premier projet de développement rural signé en 1968 par McNamara. Sur le plan professionnel, j’ai revu plus tard à la Banque européenne où il accompagnait une délégation d’industriels français qui cherchaient un prêt et ensuite et j’ai été touché par sa gentillesse et le plaisir qu’il avait manifestement de reparler de la Banque mondiale avec un ancien collègue. Pour moi, Bernard Chadenet reste un des rares dirigeants de la Banque Mondiale à qui ont pouvait se confier et qui était attentif à votre avis et au bien-être de votre personne. C’est avec un profond et sincère regret que j’apprends son décès et il me manquera lors des prochaines réunions de 1818 car je sais qu’il aurait été intéressé par les activités que je mène pour l’éducation des jeunes en Afrique. J’ai eu aussi le grand plaisir de rencontrer sa fille à qui je présente ici mes plus sincères condoléances car je garde un excellent souvenir de cette rencontre. Jean-Jacques SCHUL IDAY aisbl. iday1606@adsl.toledo.be http://www.1606.eu

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